Charles Jean-Baptiste GERVAIS
D'ORMOY
né en 1716 à Joigny
décède le 4 dec 1787 à Paris (St Benoit)

Mariés en 1750 ???

Marie-Claude
CANAR DE LAUNAY
née en 1716 à Paris
décède le
Ses ascendants Ses ascendants
Ils ont 4 enfants
 
Pierre Charles GERVAIS
DORMOY
né le 12 juil 1748 à Joigny
décède le 12 mai 1817 à Marigot, St. Martin à l'age de 70 ans
César
DORMOY
né en 1757 à Paris
décède le 16 dec 1774 à Pointe-à-Pitre à l'âge de 17 ans
 
Charlotte Jeanne Gervaise
DORMOY
né en 1755 à Paris
 
 
Adélaïde
DORMOY
né en
décède le 26 sep 1771 à Pointe-à-Pitre
 
 

 

Selon les recherches faites par Mr Philippe Rossignol, Charles Jean-Baptiste D'Ormoy était avocat en parlement.  Puis il s'installe aux Antilles aux environs de 1760-1768.  Il est le descendant de D'Ormois Le Bourguignon.  Il est mort à l'age de 71 ans.  L'acte de notoriété du décès montre qu'il était domicilié à la Place de l'Estrapade à Paris.  Cela voudrait dire qu'il est revenu en France après un séjour de plusieurs années à la Guadeloupe.

Il existe des divergences d'opinion sur l'origine de Marie-Claude, la femme de Charles Jean-Baptiste.  Selon certains, il semblerait qu'elle soit la fille du corsaire Jacques CASSARD.  Capitaine de vaisseau et célèbre corsaire, né à Nantes le 30 septembre 1679, Jacques Cassard débuta dès l'age de 7 ans sur un bateau corsaire de St Malo.  Nommé lieutenant de frégate à 18 ans, il ne cessa de commander. Officier remarquable et marin audacieux, il remporta de nombreux combats durant la guerre de succession d'Espagne. La paix d'Utrech en 1715 mis un terme à cette vie de marin. Ayant réclamé au gouvernement des sommes qui lui étaient dues, il fut enfermé au chateau de Ham en Picardie, où il mourut en 1740 après 14 ans de captivité, ce qui veut dire qu'il fut mis en prison en 1726 alors qu'il avait 47 ans.  Il aurait dit à sa fille et à son gendre de quitter la France pour aller s'installer aux Antilles.  Si son gendre était bien Charles Jean-Baptiste, et si l'année du mariage était bien 1750, pourquoi a-t-il fallu attendre dix ans après la mort du corsaire pour que le couple s'installe aux Antilles ?  Il faudrait effectuer d'autres recherches sur la descendance du corsaire pour en avoir le coeur net.

Mais d'autres personnes sont persuadées que le nom sur l'acte de mariage,  difficile à déchiffer, n'est pas CASSARD mais CANAR.  Dans certains documents ont voit comme inscription Canar de Launay.  A son mariage, elle était marchande de lingerie.  Il y a là donc une incertitude qu'il faudra résoudre au cours des recheches généalogiques des mois qui viennent.

Source : Dossier du centre de Généalogie et Histoire des isles d'Amérique - Dossier No. 2 - Octobre 1982 et recherches personnelles.

Voici ce qu'a écrit Philippe Rossignol à ce sujet dans un message courriel qu'il avait adressé à ce sujet.  Il se réfère au contenu de ses bulletins mensuels (page 2756) :

NDLR Nous avons donné dans notre "Ascendance antillaise de Saint-John Perse" (1982) toutes les précisions et références sur Marie Claude Canar Delaunay.  Nous avons relu pour vous les actes notariés concernés à Paris : on lit bien CANAR et elle signe CANART de LAUNAY à son contrat de mariage en 1741.  Marchande de lingerie, elle est née à Paris et son père est le sieur Antoine Canar de Launay, appelé Antoine Delaunay dans l'acte de notoriété de son décès : il était receveur des traites de St-Pierre de Pont de Rémy (Pont-Rémy, Somme, 80), où il est décédé le 5 janvier 1739 et Marie Claude était sa seule et unique héritière. En outre, rappelons une fois de plus que
les actes des registres paroissiaux des Antilles ne sont, avant 1777, que des copies des originaux disparus : l'orthographe aux mariages de 1769 et 1771 en Guadeloupe du premier Dormoy et de sa soeur n'est donc pas fiable.  Quant à Jacques CASSARD (et non Cassard de Launay), il est né à Nantes le 30/09/1679, d'une famille de gabariers, fils de Guillaume, marchand ou négociant armateur, et de Jeanne DROUARD. Après ses glorieuses activités de corsaire, il s'est retiré à Nantes en 1718, décoré de la croix de Saint-Louis et, pour une raison encore inconnue, il a été enfermé en 1735 à Notre Dame des Vertus puis au fort de Ham (Bordeaux) où il est mort fou le 21/01/1740, resté célibataire (source : Dictionnaire de biographie française de Prévost et Roman d'Amat, 1956).
Nous ne voyons donc vraiment pas comment rattacher ces deux familles...

Après vérifications, c'est Saint-John Perse qui, dans sa biographie faite par lui même pour ses Oeuvres complètes publiées par la Pléïade, écrit que "demoiselle Claude de Saulicaye Cassard de Launay" épouse de "Jean Baptiste
d'Ormois (ou d'Ormoy)" était "apparentée à ce Cassard de Nantes qui s'était si fort battu en mer contre les Anglais". Comme pour la majorité des éléments généalogiques donnés dans cette biographie, il n'y a aucun élément de vérité appuyé sur des documents mais des inventions poétiques créées, semble-t-il en grande part, sur la base de récit d'une grand-mère comme il en existe plusieurs, passionnant pour les témoignages contemporains vécus mais très peu fiables pour les récits entendus, réinterprétés et amplifiés. On nous avait beaucoup parlé de ce récit mais nous n'avons jamais pu en avoir connaissance.  En l'occurrence, les mauvaises lectures sont, dans les registres d'état civil de Guadeloupe, "Laulnay" transformé en "Saulicaye" et "Canar" transformé en "Cassard".

Pour autres transformations de la généalogie, voir notre "Ascendance antillaise de Saint-John Perse" qui n'est basée que sur documents d'archives vérifiables. Mais nous sommes toujours intéressés par des documents complémentaires.

 

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