Emilio
DORMOY
né 23 sep 1869 à Saint Claude
décède le 13 jan 1925 à Port Tewfik, Egypte

Mariés le 17 mai 1895

Adrienne
THEVENET
née le 26 juin 1873
décède en
Ses ascendants Ses ascendants
Ils ont 5 enfants
 
Paul (3)
DORMOY
né en 1896
décède en 1963
 
Paulette
DORMOY
née en 1899
décède en 1992 à Toulon
 
Suzanne
DORMOY
née en 1902
décède en 1980
 
Solange
DORMOY
née en 1904 à Port-Saïd (Egypte)
décède en 1980 à Deauville
 
Roger
DORMOY
né le 16 août 1914 à Ismaïlia (Egypte)
décède le 7 mai 1984 à Paris

 

Emilio a commencé sa carrière de cadre le 1er janvier 1890.  Il a commencé à travailler à la Société du canal de Suez le 14 janvier 1918 jusqu'à la date de sa mort.  Il était un ingénieur en chef du canal de Suez, chargé de la direction de l'exploitation des carrières de l'Attaka, chef de la section des travaux de Suez.  Il fut également inventeur de dispositifs de dragage et de dérochement du Canal (vers 1920, il a inventé un dispositif pour le dragage de l'argile collante.

Mercie à Sophie Dormoy, sa petite fille, qui a bien voulu me donner ces renseignements.

Ecrits sur la famille Thevenet (de l'épouse d'Emilio DORMOY) communiqués par Pascale DORMOY, son arrière petite-fille (Merci Pascale).

Parmi les Grands-Anciens qui firent le Canal de Suez, le fils d'un Capitaine aux Gardes du Corps de Louis-Philippe était, du côté maternel, arrière-petit-fils du célèbre chimiste anglais Joseph Priestlly.  Né à Toulouse en 1843, il perdit prématurément sa mère, mais par bonheur la vicomtesse de Vivens prit l'enfant en très grande affection et fut pour lui une seconde mère, tandis que le Baron Jules de Lesseps, frère de Ferdinand et ami de son père, lui accorde sa protection.

Au cours de ses études, passionné de poésie, de musique et de peinture, il fréquenta, à Toulouse, le peintre Jean-Paul Laurens de quatre ans son ainé, avec qui il noua une longue et fidèle amitié.

En 1862 il entra au service du Télégraphe à Tours.  Aussi, lorsqu'il fut engagé au Canal de Suez en 1866, ce fut en qualité d'Agent du Télégraphe.  A son arrivé en Egypte, ce jeune intellectuel élancé avait l'allure au goût du jour : une chevelure fournie brune, des yeux bleus au regard profond et une barbe opulente.  Le type même de l'Enfant du Siècle.

Il faut croire que cette apparence romantique cachait de solides qualités d'adaptation et d'action car, en six ans, il devint Chef de Service du Télégraphe, puis huit mois après Sous-Chef du Service du Transit, poste qu'il occupera pendant dix ans.

La même année 1872, il épousa Mlle Josépha Catherine de Gaspary, nièce de Jules de Lesseps et descendante d'un Comte de Gaspary autorisé par Louis XIV à ajouter une fleur de lys à ses armes pour services rendus à l'Etat (sans doute ravitaillement, à ses frais, d'une ville assiégée jusqu'à l'arrivée d'une armée de secours).

En 1885 il devient Chef du Domaine Particulier et des Eaux.  Ainsi, après s'être occupé de lignes télégraphiques, puis de transit maritime, le voilà, pour plus de vingt ans, dans le fief du canal, ministre de ce que nous appellerions aujourd'hui l'Environnement et la Qualité de la Vie : veillant d'abord sur les Eaux, élément vital, et à l'organisation exemplaire dans l'isthme, puis sur les plantations, dont la magnifique réussite transforma en jardins le désert qu'étaient les villes et les berges du Canal, faisant incidemment les délices des amateurs de mangues d'Ismailia.

Alors, et jusqu'à la fin de sa carrière, quarante ans après son engagement au Canal, il résida à Ismailia, aux "Fontaines" dont le superbe parc botanique était son oeuvre.

Il eut un garçon et deux filles.  L'une d'elles, Adrienne, fut mariée à Emilio Dormoy, ingénieur au Canal, par Fernand Lachiche, qui cumulait les fonctions d'Agent Consulaire de France, d'employé du canal à l'Entretien et des talents de poète-caricaturiste, sous le pseudonyme de John Pencil.

En 1956, il y avait encore à Ismailia des témoins de son temps qui se souvenaient de sa longue, maigre et pittorsque silhouette barbue, légèrement voûtée, de sa bonté, de son intelligence et de son goût extrême pour les arts.

 

Veuillez notifier toute omission d'enfants, erreur de date ou de nom en cliquant ici.
Source : Informations communiquées par Claudie Dormoy et complétées par Sophie DORMOY, fille de Roger DORMOY

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