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Mariés le 6 mai 1835 à Marigot |
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| Peter
George, qui s'appellera plus tard Pierre Georges, est habitant et conseiller municipal,
puis maire de Marigot pendant vingt sept ans (de 1838 à 1865). Sa femme, Anne
Déborah Hodge, est native de Grand Case, fille de John Hodge II et de Elisabeth Yeates et veuve
de William Richardson junior, propriétaire de l'habitation sucrerie Hope à
Marigot. C'est sur cette dernière habitation, propriété donc de l'épouse, que
naîtront leurs enfants qui seront les Dormoy de St-Martin.
Source : Dossier du centre de Généalogie et Histoire des isles d'Amérique - Dossier No. 2 - Octobre 1982 Peter Georges, plus connu sous le nom de Georges DORMOY, a instauré, en tant que maire de Marigot, une loi permettant aux enfants de noirs d'aller dans les écoles afin de leur donner une éducation. Ce geste a beaucoup été apprécié par les noirs de l'île. Les relations entre les "habitants" et les noirs de l'île ont été très bonnes. Les blancs cédèrent à bas prix des arpens de terres aux noirs afin qu'ils puissent à leur tour devenir propriétaires. Selon un article paru dans la revue "Discover Saint Martin" écrit par Joseph E. Richardson, Georges Dormoy a laissé une très bonne image auprès de la population en tant que maire de Marigot de 1838 à 1865 (27 ans). Il s'est totalement dévoué à son peuple, notamment en 1865 lors de l'épidémie de choléra qui ravagea la Guadeloupe ou il pris la pénible décision d'interdire toute personne venant de la Guadeloupe et pouvant être contaminé par le choléra, de débarquer à Saint Martin (même les saint-martinois qui revenaient de la Guadeloupe pour rentrer chez eux). C'est grâce à cette difficile décision que le peuple de Marigot fut sauvé de cette épidémie. Mais cela lui a coûté son poste de maire. Mais un peu plus tard dans la même année, une autre épidémie affecta l'île. Cette fois il s'agit de fièvre jaune. Un jeune homme contaminé par cette maladie arriva de l'île d'Anguille et ne pouvant pas se rendre à Marigot pris refuge dans la partie hollandaise ou il mourut, non sans avoir eu le temps de contaminer d'autres personnes. Beaucoup de gens dans toute l'île furent tués par cette maladie, surtout parmi les plus pauvres. Une lettre écrite par Madame Abel Dormoy, le 3 septembre 1968, adressée à Ricky Dormoy mentionne ce qui suit : "Georges Dormoy était installé à Saint Martin. Il était conseiller général de Ste Marie, Capesterre et allait chaque année siéger à la cession du Conseil Général à Basse-Terre. C'est ainsi qu'il se lia intimement lors de ces voyages avec notre grand-père maternel Charles Le Dentu et c'est dans le mémorial de ce dernier, que je possède en de nombreux volumes, que j'ai retrouvé ces détails sur Georges Dormoy. Il était donc reçu à chacun de ses voyages à Basse-terre chez nos parents qui le jugeaient homme fort remarquable très intelligent et d'une grande distinction. Il était célibataire (1). En un entretien qu'il eut lors d'un de ces voyages avec notre aïeul Charles Le Dentu, il parla de ce dernier, longuement, de sa famille et lui apprit qu'il est d'origine noble, que son grand-père portait le nom d'Ormoy. Il avait des papiers qui prouveraient sa qualité de gentilhomme. Or ces papiers ne purent être retrouvés après sa mort et ont certainement été détruits dans un incendie qui détruisit sa maison (2). Georges Dormoy fut très heureux en 1864 du mariage de son petit neveu Paul Dormoy avec Anne Le Dentu, la fille de ses chers amis. Georges Dormoy était également maire du Bourg Le Marigot à Saint Martin. En 1866 il fut révoqué à la suite de dissensions qui éclatèrent entre les diverses autorités de l'île. Ce fut une mesure infiniment regrettable. Il était également membre du Conseil Colonial et du Conseil Général. Après avoir possédé une belle fortune, il tomba dans une grande gène n'ayant plus pour vivre qu'une pension que lui faisait la Colonie depuis 1874. Il mourut le 9 avril 1875". Merci à Ricky Dormoy qui a bien voulu m'adresser une copie de cette lettre riche en informations sur notre aïeul. Merci à Paul Michaux d'avoir également communiqué d'autres précisions très utiles. (1) : D'autres sources indiquent qu'il a été marié à Anne Deborah et ont eu plusieurs enfants qui ont formé la descendance Dormoy de Saint Martin. (2) : On pense également que ces papiers ont été détruits lors du terrible cyclone de septembre 1819 à Saint Martin. On mentionne la perte de nombreux documents de valeur à la mairie de Marigot. |
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Le site de Hope estate sur lequel résidait la famille de William Richardson
à Saint Martin est également un important gisement archéologique. Les vestiges
d'anciennes civilisations agraires des Antilles ont été découverts sur ce plateau. On remarque un même type de végétation que dans la propriété de "LA LOTTERY" : en hauteur sur les collines avec une végétation à faible hauteur. Peter Georges DORMOY (Peter-Bayley)(maire de 1838 à 1866) était propriétaire par succession et marriage des 4 Habitations sucreries (Lottery, Paradis, Hope, Delight) qui font toute la vallée de l'actuel hameau de Colombier. Ainsi il n'avait rien à voir avec la sucrerie "Hope" de Grand-case où se trouve le site archéologique pré-colombien (saladoïde) illustré sur la photo ci-contre. . |