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| Ses ascendants | Ses ascendants | |||
| Ils ont 3 enfants |
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| Emile
Jean Baptiste Pedemonte est originaire de Gêne. Il a été naturalisé français le
6 juin 1821. Sa tombe est dans la propriété "La Joséphine". Sur
sa tombe on voit les inscriptions suivantes : 1818 Lieutenant des Grenadiers de la Basse
Terre - 1818-1822 Capitaine de la même compagnie - 1822-1831 Capitaine de la Garde
urbaine de la Basse Terre - 1822-1831 Commandant provisoire des Milices de la Basse Terre
- 1826-1831 Membre du Conseil Municipal de la Basse Terre - 1831-1834 Conseiller privé
suppléant de la Guadeloupe - 1841-1842 Conseiller privé titulaire - 1843-1856 Conseiller
privé honoraire.
Selon les notes de Paulette LEGER SOMMARUGA : "Notre aïeul Emilio PEDEMONTE, riche armateur gênois, était le neveu du Comte CORVETTO, ministre des Finances sous l'Empire. L'empereur Napoleon l'avait en haute estime et sa confiance en lui était grande. Un désaccord survînt un jour entre eux à propos d'une loi de finance que l'Empereur voulait instituer et que Corvetto trouvait injuste. Lutter contre Napoléon comportait de gros risques mais le ministre ne voulait point céder. Il préféra offrir sa démission. Un soir, il y eût une grande réception aux Tuileries. Corvetto n'osa s'y rendre craigant le mécontentement de l'Empereur. Une estafette lui fût envoyée le mandant d'urgence au Palais. Vive émotion chez Corvetto qui s'attendait à sa destitution publique. Aux Tuileries, l'Empereur le reçu au milieu de tous ses généraux. Il alla vers son Ministre, le prit par le bras et, s'adressant à son entourage il dit : "Messieurs, je vous présente le plus honnête homme de l'Empire" Ovation, enthousiasme de tous. Et la loi ne fut point instituée. Bel exemple de conscience et d'honnêteté. Une rue de Paris, près de l'Eglise Saint Augustin, porte son nom. Toujours selon ces mêmes notes ; Emilio PEDEMONTE, à l'âge de 36 ans eut la fantaisie d'aller visiter les Antilles sur l'un de ses voiliers qui faisait le commerce avec les îles. Arrivé à la Basse Terre, il fut reçu par toute l'élite de la société. Il s'éprit d'une très belle et jeune veuve, Manon LANOIREX, épouse MEGY, mère de 3 enfants. Il la demanda en mariage, mais elle hésitait à quitter son île natale. Elle posa comme condition à cette union que Monsieur PEDEMONTE se fixerait à la Guadeloupe et se ferait naturalisé français. Très épris, il céda à tous ses désirs. Il retourna à Gênes pour régler ses affaires. Il réalisa sa fortune, vendit ses navires et dès son retour à la Guadeloupe, fidèle à sa promesse devint citoyen français. Après le mariage avec Manon, le couple s'installa à la "Jalousie" propriété de Manon qui passa ensuite entre les mains de Clélia Le Dentu comme héritage à la mort de sa mère en 1854. Emilio PEDEMONTE mourut en 1856, deux ans après sa femme. La mère de Manon LANOIREX était la fille du gouverneur de Cadix. Source : Dossier du Centre de Généalogie et d'Histoire des Isles d'Amérique - Dossier No. 2 - Octobre 1982 |